Eden 2- Arrivé

– Nous sommes arrivés.

Sur ces quelques mots et avec un sourire ravi, elle enlève ses pieds, recroisant sagement ses jambes et elle le regarde avec amusement. Il reste à genoux, haletant, au bord de la jouissance, frustré sexuellement comme il ne l’a jamais été. Il reprend doucement son souffle quand elle se penche vers lui.

– Tu n’as pas entendu, nous sommes arrivés. On ne va pas rester dans cette voiture. D’ailleurs, regarde, Georges nous a ouvert la porte.

Rouge de honte, à genoux, le sexe rendu douloureux par une érection qui semble ne jamais faiblir, il se redresse et sort de la voiture, la démarche rendue délicate par le sexe gonflé qui palpite toujours autant. Si seulement ils étaient arrivés quelques secondes plus tard, se dit-il amer et frustré. Semblant deviner ses pensées, elle se penche gentiment vers lui pour lui murmurer à l’oreille :

– Quelques secondes ou quelques minutes de plus n’y auraient rien changé. Je ne t’aurai jamais permis de jouir. Ne regrette rien. Je me suis bien amusée. Tu es de très agréable compagnie.

Il lève les yeux vers elle et constate qu’elle lui sourit gentiment, un peu comme le ferait une maman avec un enfant, ou plutôt comme le ferait une maîtresse d’école consolant un enfant. Il s’en sent encore plus honteux. Elle sourit encore plus, ravie de le voir rougir à nouveau. Puis se retournant vers Georges, elle lui lance d’un ton cinglant :

– Toi, ne reste pas là comme un imbécile. Prends ses affaires et tu les amènes dans son « appartement ». Ensuite tu peux disposer, je te sonnerai si j’ai besoin de toi.

Se tournant vers Eric, à peine remis de ses émotions, elle lui annonce d’une voix plus douce :

– Toi, suis-moi, nous allons procéder à ton admission et à ton installation.

Et elle tourne les talons, l’obligeant à la suivre tandis qu’elle se dirige sans hésitation vers un bâtiment austère aux fenêtres grillagées qui tient plus de la prison que d’autre chose si ce n’est la propreté immaculée des lieux et le soin apporté aux diverses plantations. Tout ici semble respirer le calme et la tranquillité, mais il y règne une atmosphère un peu oppressante qui ne semble nullement déranger sa guide qui marche d’un bon pas vers une lourde porte. Néanmoins, Eric ne prête pas vraiment attention aux lieux. Il découvre à quel point elle a un corps splendide. L’allure est athlétique tout en restant très féminine. Il a le regard fixé sur l’élégante silhouette qui ondule devant lui. Il admire les longues jambes qui se dévoilent à chaque enjambée et comme il se tient derrière elle, il profite du galbe de ses mollets musclés.

– Ça va, tu en profites bien ?

Comme devinant ses pensées, elle s’est arrêtée d’un seul coup, se retournant pour le fixer de ses yeux gris. Pourtant, elle continue à sourire. Elle sait l’effet qu’elle fait aux hommes et elle en joue. Elle s’amuse de leur embarras lorsqu’elle les surprend en train de se rincer l’œil. Plutôt que de les tancer, elle s’amuse à les faire rougir jusqu’à ce qu’ils baissent les yeux. Et Eric ne fait pas exception à la règle, il regarde par terre.

– Pardon Madame.

Il n’a même pas essayé de se justifier ou de nier. Non, il s’est excusé comme un garnement pris en faute. Totalement ravie, elle tourne sur ses talons et reprend sa marche, sachant que l’homme derrière contemple désormais ses talons.

Elle franchit la porte et se dirige vers un guichet où elle est accueillie chaleureusement par une jeune femme en blouse blanche qui met en valeur son corps musclé aux courbes féminines.

– Oh bonjour Laura. Que je suis contente de te revoir. Il faudra que… Mais qu’est-ce que tu lui as fait à celui-là, regarde-le, il est rouge comme une pivoine et semble incapable de détacher son regard de tes sandales, dit la jeune hôtesse dans un rire.

– Je n’ai rien fait du tout. C’est lui qui a fait. Tu connais les mâles, toujours à mater, à se rincer l’œil. Et puis durant le trajet, je l’ai un peu taquiné, n’est-ce pas ? répond-elle à son interlocutrice. Tu ne veux pas raconter, demande-t-elle en se tournant vers lui.

Elle s’appelle donc Laura pense Eric, les yeux toujours rivés à terre. Et à ses dernières paroles, il sent ses oreilles le brûler encore plus. Elle le regarde, amusée, mais met rapidement un terme à son embarras.

– Bon, dit-elle, je t’explique, tu es ici car tu as fait une demande pour faire un stage de soumission et cela en accord avec ta Maîtresse, c’est bien ça ?

– Oui Mademoiselle, répond-il.

– Et bien sache que l’on prend toujours contact avec les maîtresses des mâles qui font ce genre de démarches car bien souvent ils pensent venir pour vivre des fantasmes refoulés et se dire qu’ils vont bien en profiter avec des dominatrices professionnelles mais qui seront soumises à leurs moindres exigences de pseudo-soumis. Hors ici, ce n’est pas ainsi que ça se passe. Nous avons donc contacté ta Maîtresse qui nous a donné son accord pour le stage. Et puis nous avons discuté. Nous avons ainsi appris que tu es marié à ta Maîtresse et que si tu peux parfois être un soumis acceptable dans le cadre de jeux que tu as toi-même défini, tu es un époux qui est bien loin d’être le soumis parfait. Alors en accord avec elle, tu vas subir un stage intensif qui se poursuivra jusqu’à ton dressage complet.

– Mais … euh. … et mon trav …

– Ne m’interromps pas. Ne fais plus jamais cela. Ne te fais aucun soucis. Tu n’as aucune idée du pouvoir que nous avons. Pour ton travail, nous en avons directement référé à ton ministre et tu bénéficies d’une année entière de formation, et cette formation, tu vas la faire ici, et pour être formé, tu le seras. Comme je te le disais, après en avoir longuement discuté avec ta Maîtresse, tu sais elle t’aime ta Maîtresse, un peu trop d’ailleurs à mon goût, mais passons. Donc avec ta Maîtresse, nous avons décidé que tu aurais le statut de mâle soumis, le moins exigeant que nous proposons ici. Tu garderas ainsi certaines prérogatives, mais tu seras formé ou plutôt dressé pour te plier à tous les principes gynarchiques qui régissent ce domaine. Tu devras donc une totale obéissance aux femmes que tu croiseras ici et ensuite à toutes les femmes. Est-ce clair ?

– Oui Madame.

– Tu seras puni à la moindre faute et pour que tu saches de quoi il s’agit tu le seras tout à l’heure à titre de démonstration. D’ailleurs Juliette, penses-tu que je pourrai te prêter assistance, j’ai envie de l’entendre supplier.

– Et bien, il t’a tapé dans l’œil on dirait. Mais pas de problème, plus on est de fous plus on rit. Mais c’est un mâle soumis, il faudra y aller doucement, je te connais, lui répond Juliette.

– Oui je sais, mais mâle soumis ou pas, la démonstration d’une punition se doit d’être persuasive. Mais je reprends. Tu seras donc sévèrement puni. Ce n’est pas tout. Tu seras frustré sexuellement et le trajet en voiture n’était qu’un avant goût de ce qui t’attend. Nous avons des cages de chasteté qui défient toute tentative d’érection. Nous savons, grâce à ta Maîtresse, que tu en portes une occasionnellement. Celle que nous allons t’offrir n’aura rien à voir et tu ne pourras la quitter que sur le bon vouloir d’une des Maîtresses du domaine. Enfin, nous allons prendre bien soin de toi et de ton corps. Tu sortiras d’ici métamorphosé, fais-moi confiance. Cela n’ira certainement pas sans souffrance mais à la fin tu nous remercieras. Maintenant que tout est dit, passons aux choses sérieuses, déshabille-toi !

Suite : Eden 3- Inspection

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