Eden 1- L’arrivée

Comme prévu, un chauffeur l’attend à la descente de l’avion. Sans un mot, il prend sa valise qu’il range dans le coffre avant de lui ouvrir la porte arrière de la limousine. Assise, les jambes sagement croisées mais dévoilées par une longue robe fendue jusqu’en haut des cuisses, une femme au sourire charmant l’accueille. Brune, un carré coiffé-décoiffé très à la mode encadre un visage aux lèvres rouge vif et des yeux gris à la lueur malicieuse. Quelques rides discrètes congèrent à ce visage une certaine élégance. Tout en elle dénote la femme d’affaire, d’une quarantaine d’années, au caractère bien trempé et il émane de sa personne un charme sexy et autoritaire auquel il n’est pas insensible et qui le trouble instantanément. Elle est belle et elle le sait, ce qui lui confère une espèce d’aura de supériorité.

– Bonjour Eric. Tu as fait bon voyage ?

– Euh … oui. Je vous remercie … Euh …

Dès les premières paroles, les rôles sont clairement établis. Elle le tutoie, il la vouvoie alors qu’ils ont approximativement le même âge. Cela s’est fait naturellement, sans que ni l’un ni l’autre n’y fasse particulièrement attention. Même si un examen attentif aurait permis à Eric d’apercevoir la lueur de victoire dans les yeux gris. Mais il est trop troublé pour s’en rendre compte.

– Appelle-moi Madame, c’est amplement suffisant, lui dit-elle en désignant un strapontin face à elle. Assieds-toi ! Veux-tu un rafraichissement ? Une bière peut-être ?

– Avec plaisir, Madame, répond Eric.

Il prend place sur le siège qui lui fait face tandis que le chauffeur referme la porte et prend place derrière le volant pour démarrer en souplesse.

– Sers-toi dans le mini-bar à ta droite, lui indique sa charmante hôtesse.

– Oui, merci.

– Merci qui ? La question claque et Eric relève la tête.

Mais le sourire est toujours là, peut-être un peu narquois. Elle attend une réponse. Bien que radieuse, elle le toise.

–  Merci Madame. Pardon.

– Pardon qui ? Demande-t-elle dans un sourire ravageur, amusée par le trouble et l’embarras qui font rougir l’homme assis en face d’elle.

– Pardon Madame, je suis désolé Madame, répond-il en rougissant.

Il baisse les yeux pour fuir la lueur espiègle qui brille dans les yeux de son interlocutrice et son regard s’attarde médusé sur les pieds dévoilés par des sandales à fines lanières et hauts talons aiguilles.

– Tu aimes ce que tu vois ?

– Euh …

– Tu as perdu ta langue ?

– Non Madame …

– Pardon ?! Dois-je comprendre que tu n’aimes pas mes chaussures, ni mes pieds ?!

– Si ! Si ! Bien sur que si ! Vos chaussures sont superbes ! répond le pauvre Eric au comble de l’embarras.

– Et mes pieds ? Tu n’aimes pas mes pieds ? dit-elle en levant une jambe pour présenter ses orteils vernis de noir devant le visage de l’homme rouge de honte.

– Si Madame. Vos pieds sont sublimes et j’aime beaucoup votre vernis.

– Ah, j’aime mieux ça, répond-elle, en baissant son pied pour le placer le bas-ventre de l’homme qui lui fait face, le talon appuyant cruellement sur son sexe tendu malgré, ou à cause, de l’humiliation. Ne t’en fais pas, je te taquine. Allez, tu peux te servir une bière.

– Merci Madame.

Elle semble ravie. Il se baisse, effleurant son genou lisse, pour prendre une bière dans le mini-bar. Il constate qu’il est plutôt bien approvisionné.

– Et vous Madame, voulez-vous boire quelque chose ?

– Un homme poli et serviable. J’aime ça. Oui. Du champagne. Prends une demi-bouteille et sers-moi une coupe.

Tout en souriant, elle accentue la pression de son talon sur le sexe qui se tend plus encore. Son sourire s’agrandit. Elle a sans nul doute senti son érection. Confus et maladroit, il entreprend d’ouvrir la bouteille de champagne. Elle bouge doucement son pied accentuant puis relâchant la pression sur le pénis qui se cabre et palpite. Il lui semble n’avoir jamais eu une telle érection. Ça en est douloureux. Le bouchon de champagne saute sous la pression de ses gestes empruntés et de la mousse s’échappe du goulot.

– Et bien ! Il faut faire attention à la pression. Un accident est si vite arrivé, lui fait-elle remarquer.

Toujours radieuse, elle accentue les mouvements de son pied, l’amenant à la limite de la jouissance. Il reste tendu, tremblant, immobile, tout entier concentré sur la montée du plaisir. Elle plante alors cruellement son talon sur le sexe et appuie fortement.

– Et bien ?! Tu attends le déluge. Je te disais qu’il faut faire attention à la pression. Mais maintenant que le mal est fait, sers-moi donc une coupe tant qu’il reste du champagne dans la bouteille.

Et de son talon, elle reprend ses mouvements tandis que tremblant, il essaie remplir sa coupe. Elle aime le voir ainsi, totalement soumis aux mouvements de sa sandale. Elle sent son pénis se tendre encore plus, alors elle accélère un peu les pressions. C’est comme conduire une voiture. A chaque pression de son pied, il y a une réaction. Elle fait mine de ne pas le remarquer, mais s’amuse énormément de l’embarras qu’elle provoque. Elle appuie donc plus fermement. Immédiatement, il sent le plaisir monter et quelques gouttes de champagne débordent du verre pour tomber sur le pied qui le caresse.

– Décidément, tu as du mal à gérer la pression. Regarde ce que tu as fait. Mes jolies sandales en cuir, dit-elle en retirant son pied pour l’amener devant son visage.

– Je suis désolé Madame, je vais … bredouille-t-il tandis qu’il cherche une serviette ou un mouchoir.

– Que fais-tu ? Tu vas nettoyer tes bêtises avec ta langue.

– Euh … Oui Madame, répond-il alors qu’elle place son pied délicat devant sa bouche.

Il lèche les quelques gouttes de champagne qui s’y sont égarées et alors qu’il pense en avoir fini, elle relève le pied pour lui présenter une semelle poussiéreuse.

– Tant que tu y es, tu vas aussi lécher mes semelles. Je les veux nickelles, mais dépêche-toi car nous arrivons bientôt et j’ai deux chaussures. Et j’attends de toi qu’elles soient parfaitement propres à notre arrivée. Mets-toi donc à genoux, ce sera plus simple pour toi et j’aime avoir des hommes à genoux devant moi surtout quand ils lèchent mes semelles.

Sans oser dire un mot, troublé et totalement désorienté, il s’exécute, se mettant à genoux dans l’espace réduit entre les deux sièges. Elle presse sa sandale contre sa bouche et il s’active pour la lécher consciencieusement. Dans son pantalon, son sexe frémit de plaisir face à cette nouvelle humiliation.

– Bon, ce n’est pas si mal pour un mâle, dit-elle, contente de son jeu de mots. Passons à la suivante. Mais installe-toi mieux, bien face à moi et écarte les jambes.

Ce faisant, elle place de nouveau sa sandale désormais propre sur son sexe qui frémit de plaisir au contact du talon qui vient le presser douloureusement. L’autre semelle est immédiatement présentée devant sa bouche. Il comprend ce qu’il lui reste à faire et il lèche la saleté qui la recouvre avec d’autant plus d’application que les caresses sur son pénis se font plus pressantes. Au bout de quelques minutes, elle appuie sa sandale fortement sur son visage tandis que que l’autre continue ses mouvements, faisant monter le plaisir. Il gémit.

– Tu as vraiment des problèmes à gérer la pression, dit-elle, souriante et ravie, en appuyant encore plus fermement son pied contre sa bouche.

Se pourrait-il qu’elle ne comprenne pas que ce n’est pas la pression de son pied sur son visage qui le perturbe autant, se dit-il au bord de l’orgasme.

Suite : Eden 2- Arrivé

2 réflexions sur « Eden 1- L’arrivée »

  1. Merci pour cette nouvelle histoire. C’est toujours aussi bien écrit et aussi prenant :-). C’est vraiment agréable à lire et même si je vis régulièrement ce type de jeux je ne peux pas m’empêcher d’avoir envie et d’imaginer être à la place d’Eric.

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